A la suite d'une visite chez le coiffeur (fort réussie pour une fois), on m'a dit que je ressemblais à certains des portraits de Modigliani....
Très tôt, Amedeo Modigliani a le désir de peindre et de dessiner. Dès l'été 1898, le jeune homme fréquente l'atelier de l'artiste Guglielmo Micheli. En 1902, il s'inscrit à la Scuola Libera di Nudo de l'Accademia di Belle Arti à Florence où il se familiarise avec la peinture impressionniste italienne. Un an plus tard, il découvre la Biennale de Venise et les vogues européennes en matière d'art : les oeuvres de Cézanne et Van Gogh retiennent son attention. Locataire d'un atelier à Montmartre dès 1906, Amedeo suit des cours de dessin de l'Académie Colarossi. En 1908, il expose des oeuvres au Salon des Indépendants à Paris dans la salle des peintres Fauves. En 1916, il expose à Paris et fait une rencontre déterminante pour sa carrière, celle de Léopold Zborowsky, poète polonais en exil. La première exposition de l'artiste est organisée à la Galerie Berthe Weill mais fermée le jour du vernissage pour 'outrage à la pudeur'. En 1918, Amedeo séjourne à Nice en raison d'un état de santé fragile. Il peint quelques tableaux de l'arrière-pays. La Galerie Paul Guillaume à Paris présente une exposition collective d'oeuvres de la 'jeune peinture' , parmi lesquelles celles de Matisse, Picasso et Modigliani. De retour à Paris depuis un an, l'artiste succombe à une méningite tuberculeuse le 24 janvier et est enterré au cimetière du Père Lachaise. Artiste au style unique, on retient surtout ses célèbres portraits aux visages ovales et aux traits si expressifs.
Source : Evene
Sa technique
Amedeo Modigliani restera à jamais un des artistes les plus doués pour le dessin qui aient été : il n'aura jamais su ce qu'était une gomme à effacer. Avec un simple crayon, il commençait une ligne courbe sur son bloc et d'un ou deux gestes, peut-être agrémentés de quelques hachures, son sujet était pratiquement achevé. Ses portraits à l'huile étaient peints de la même façon. Avec un petit pinceau imprégné de noir dilué ou de brun foncé, il jetait les lignes de son sujet : yeux, nez, bouche, mains, position du corps et les quelques détails accessoires. Il peignait ensuite autour de ces lignes, habituellement en de courts mouvements perpendiculaires ou souvent indécis. Il préférait les brosses rondes à poils droits et travaillait rarement avec plus de cinq couleurs pour chaque portrait. Le bleu de Prusse et le vert d'oxyde de chrome figuraient régulièrement sur sa palette. Les portraits de Modigliani étaient achevés dans la plupart des cas le jour même, parfois le lendemain - ce qui représentait de trois à dix heures de travail (il y eut certainement des exceptions).
Modigliani peignait de façon impulsive et relativement peu soigneuse, mélangeant les couleurs sans trop de finesse. Ses tableaux, plus que ceux d'aucun autre peintre, méritent d'être observés de près : ce n'est qu'ainsi qu'on peut réaliser combien sa touche était brute et comprendre comment il pouvait en sortir une oeuvre réussie.
Source : Art-katroz
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Le
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